Airbnb et taxe de séjour : En route vers la légalité

Airbnb appartement

Success story technico-touristique

On ne présente plus la marketplace de location entre particuliers (et pas seulement …) Airbnb. Fondée en 2008 par deux Américains, la startup devenue un véritable géant du web, revendique plus de 10 millions de nuitées vendues et est valorisée à plus de 25 Milliards de dollars.

Véritable indicateur et même principal acteur de ce que certains appellent « l’Uberisation de la société », elle a bouleversé le marché de la location de meublés, mais plus largement le marché du tourisme tout entier. En effet, certains appartements deviennent plus en vue que les pourtant très en vogue « boutique hôtels » et autres « hôtels de charme » ou de luxe.

Le revers de la médaille

Airbnb influe donc sur l’industrie du tourisme, en grappillant chaque année de nouvelles parts de marchés auprès d’une clientèle de voyageurs aisés, à la recherche de nouveauté, flexibilité, du bien atypique mais également du prix. Car en ne proposant pas de service hôteliers à proprement parler, les prix proposés sont évidemment plus compétitifs que leurs homologues professionnels.

Cette magnifique réussite est cependant ternie par une politique d’optimisation fiscale plutôt opaque, à laquelle sont d’ailleurs habitués les autres géants du web, une concurrence déloyale envers les professionnels du tourisme, une augmentation des prix de l’immobilier dans les quartiers à potentiel touristique, et enfin une quantité infime des revenus perçus par la plate-forme qui auraient été déclarés aux impôts.

La taxe de séjour reversée directement aux communes

Sur ce dernier point, Airbnb a fait des efforts en prenant désormais en charge l’encaissement et le reversement de la taxe de séjours aux communes jusqu’ici lésées. Initialement testé sur les communes de Paris et Chamonix, elles auraient rapporté respectivement plus de 1,2 millions d’euros et 40 000 euros à ces deux communes.

Depuis le 1er Août, Airbnb a étendu cette zone à 20 destination dont Ajaccio, Annecy, Antibes, Bordeaux, Cannes, etc. qui accueille à elles seules près de 50% du tourisme Français.

L’objectif étant d’étendre le dispositif aux 17 000 communes où la startup est présente à l’horizon 2017.

Il reste encore de nombreux efforts à faire sur la fiscalité, mais ces mesures montrent la volonté et la capacité d’adaptation et de pérennisation d’Airbnb dans les territoires où l’entreprise est implantée.

Be the first to comment on "Airbnb et taxe de séjour : En route vers la légalité"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*